Conclusion

Les médicaments biologiques constituent une approche nouvelle pour plusieurs pathologies chroniques.

Nous avons pu voir les caractéristiques et les particularités des médicaments biosimilaires, ainsi que les avantages que leur utilisation peut apporter aux systèmes de santé.

Pour accroître leur utilisation, les autorités sanitaires mettent en place des dispositifs pour les promouvoir, de manière contrainte ou incitative. Par rapport à plusieurs autres pays européens, les taux de pénétration des biosimilaires restent faibles en France.

Dans certains pays européens où les biosimilaires sont disponibles depuis plusieurs années, les biomédicaments de référence peuvent ne plus être commercialisés. Les biosimilaires ont ainsi un taux de pénétration de 100 % (sur l'ensemble biosimilaire + produit de référence).

Dans certains des pays européens les moins riches, l'incitation à utiliser des biosimilaires peut être très importante. Il faut aussi noter que dans quelques pays, les biomédicaments de référence étaient très peu utilisés avant le lancement des biosimilaires, et que ce sont ces derniers qui ont permis l'accès aux biomédicaments.

Par exemple, pour les érythropoïétines, voici quelques taux de pénétration des biosimilaires (sur l'ensemble biosimilaire + produit de référence) en 2017 :

  • Europe : 68 %

  • Slovaquie, Pologne, Hongrie, Bulgarie, Finlande : 100 %

  • Allemagne : 84 %

  • France : 54 %

  • Royaume-Uni : 6%

Et les taux de pénétration pour les G-CSF :

  • Europe : 92 %

  • Slovaquie, Roumanie, Hongrie, Grèce, République Tchèque, Bulgarie : 100 %

  • Royaume-Uni : 99 %

  • France : 90 %

  • Allemagne : 81 %

(Source : The Impact of Biosimilar Competition in Europe - September 2018)